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Cdt. Julian Arowin
Mensonges en assemblée : 18 ![]() 30/09/307 ETU 18:47 |
Score : 8
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Il court depuis le crépuscule. Une nuit entière à slalomer entre les arbres, à sauter par dessus les souches, à se baisser pour éviter les branches et surtout, à ne pas se retourner. La rumeur raconte que, alors que l’orage magnétique ravageait tout à la surface, détruisant civilisation et dévastant villes et villages le sous sol s’était mis à trembler. Pas une simple vibration, mais plutôt une explosion, une déchirure, un gigantesque abîme ayant profiter du cataclysme pour s’ouvrir, sans toutefois laissé trace à la surface. Julian, intrigué par ces dire, s’était rendu à l’endroit exact ou devait se trouver la supposée fissure. Informant Elicia et Morgan de son voyage, il sortit du palais royal très tôt dans la matinée, alors que le soleil ne s’était pas encore tout à fait extirper de la lointaine bande de l’horizon. Se munissant de provision, de vêtements chauds et de tout le matériel nécessaire pour survivre en pleine nature, il ne prit aucun véhicule, s’en allant à pieds, l’air inconscient. Il lui fallut deux jours pour arriver au cœur de la foret d’Hurindaï. Deus jours de marche, traversant les ruisseaux poissonneux, escaladant les pic des dent du dragon, une chaîne de montagne de catégorie moyenne. Se reposant peu, il ne dormit pas plus de quatre heures. Sur le chemin il croisa plusieurs hameaux. De minuscules villages encastrés entre deux pics ou perdu au milieu d’une vaste pleine, dont les habitants, vivant loin de toute civilisation, ne le considérait pas plus comme un roi que comme un voyageur égaré. Il en sourit, ces gens, n’ayant besoin d’aucune autorité, vivaient paisiblement sur leur terres natales, il ne daigna pas leur avouer son rôle de souverain, préférant les laisser à leur heureuse insouciance. Le deuxième jour au soir, il toucha au but. Julian franchit la lisière de la forêt, dite interdite, en fin d’après midi. Il faisait sombre sous le couvert des arbres. Les rayons du soleil avaient un mal fou à traverser l’épaisse voûte sylvestre. Julian progressa tant bien que mal dans ce décor morose. Tout ici semblait malade, les troncs perdait leur écorce, les feuille jaunies ressemblait de plus en plus à du gruyère, le sol était poreux et le jeune homme s’enfonçait de plusieurs centimètres à chaque pas. Le trajet jusqu'au centre de la forêt, matérialisé par une imposante clairière, fut difficile et il vint plusieurs fois à Julian l’idée de retourner sur ses pas. Ce qu’il ne fit évidemment pas, trop fier pour s’avouer si facilement vaincu. C’est donc en jurant qu’il continua d’avancer, lentement mais sûrement, il n’était plus très loin maintenant. Il s’arrêta à la lisière de la clairière, le visage barré par une grimace de dégoût. Il se tenait sur la racine d’une chêne centenaire et regardait la scène macabre qui se présentait à lui. Ses yeux bleus naviguaient d’un coin à l’autre de la clairière, lançant des éclairs de colère et d’indignation. Le sol était peint d’un liquide sombre et sec. Du sang…une quantité incroyable du nectar nécessaire à chaque être vivant, qui s’était échapper d’une créature morte il n’y pas si longtemps et empaler sur un énorme pieux planter au centre de la clairière. Une licorne…cet animal sacré et…immortel . D’un blanc éclatant et flanqué d’une longue corne en ivoire sur le sommet du crâne, les licorne sont les protectrices de la nature. Elles sont les incarnations divines chargées de protéger les plantes et de sauvegarder l’équilibre entre les forces naturelles. On dit que si l’animal est tué, le secteur étant sous sa protection le suit dans le trépas. Voilà la raison de la perdition des arbres et des feuille, de la maladie du sol et des animaux…reste à savoir qui avait put se rendre coupable d’un tel acte. Fou de rage, Julian se mit à courir droit devant lui. Humant l’air, il se dirigea vers l’endroit ou l’odeur de la mort était la plus présente. Son enfance au cœur de la nature lui avait appris à faire autant confiance à son ouïe et à son odorat qu’à sa vue. Bientôt, il entendit des sons étranges. Un bruit régulier. Tam! Puis il sentit de la fumée. Continuant sa progression, évitant gracieusement les obstacle, ne perdant pas de vitesse, il se rapprochait de plus en plus de cette chose de laquelle il ne connaissant encore rien. Tam ! Le son était plus proche cette fois, il accéléra. Il entendait des voix maintenant. Des grognement plutôt qu’autre chose. Des bruits inhumains et caverneux mais assez structuré pour être un langage. Tam ! Il s’arrêta, restant sous le couvert des arbres, il observa ces petites choses devant lui. Elles n’étaient pas plus grandes qu’un enfant de huit ans, marchant sur deux jambes squelettiques, leur peau était noir et certaines étaient couvert de poils. Leur visage monstrueux étaient difformes, des yeux globuleux semblant absorber la lumière, un groin plutôt qu’un nez, un trou plutôt qu’une bouche. Elles étaient des milliers, agglutinées les unes contre les autres, à l’abris des arbres, discutant, jouant, se battant. On ne pouvait pas dire si ce créatures étaient mâle ou femelle tellement elles étaient chacune différente. Toutes possédaient une arme. Rudimentaires, moyenâgeuses même. Des cimeterres salis pas la terre et le sang, des massue défoncées, des lances, des boucliers…bref, ici se trouvait une véritable armée. Prudent, Julian se dissimula derrière un buisson épineux, il observa encore un moment ses hideux monstres. Curieux et révulsé. Soudain, il entendit un faible bruit derrière lui. Se détournant rapidement, il vit avec horreur une troupe de cinq créatures le regarder avec des yeux gourmands. Ils attaquèrent. Julian évita l’assaut du premiers monstres d’un pas sur la gauche, puis il esquiva le tranchant d’une lame en se baissant. Reculant légèrement, il ferma les yeux et sembla se concentrer. - Pouvoir élémentaire de l’air…Gale, le vent du sud. Une aura immaculée émana soudain du corps menu de Julian. Puis un courant d’air d’une force incroyable déferla d’on ne sais ou et frappa l’escouade de démons de pleins fouet. Tous s’effondrèrent dans un horrible cri d’agonie. Julian regarda de tous les cotés, attendant la suite…qui ne tarda pas. Les autres créatures, alertés par le hurlement des leurs, s’était, comme un seul homme, levé et avait empoigné leur armes. Un cri de guerre transperça les tympans du jeune hommes, et une vague de monstrueux démons prit son élans avec un seul but…le détruire.
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Cdt. Julian Arowin
Mensonges en assemblée : 18 ![]() 03/10/307 ETU 17:25 |
Score : 3
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Ambiance musicale conseillée:http://www.radioblogclub.fr/open/148997/nemo/Nightwish%20-%20Nemo Le soleil se lève, les rayons rougeoyants de l’astre de vie inondent la terre de leur douce lueur écarlate. Les étoiles disparaissent les unes après les autres sous l’assaut de l’aurore. Il fait bon, c’est une magnifique journée qui commence… - Sokaris, la nature mouvante…Planta ! Une racine aussi large qu’un homme s’extirpa du sol et vola à une vitesse phénoménale vers ses adversaire. Elle ratissa le sol a hauteur de pieds et balaya une douzaine de poursuivant. Julian ne se détourna pas pour admirer le spectacle, il devait fuir le plus vite possible. Il était fatigué de courir sans cesse, lassé des assauts répétés des petites et cruelles créatures noires. Depuis la tombée de la nuit il les repoussait sans cesse, s’aidant de sa magie ou les transperçant d’un coup d’épée. Mais elle étaient trop nombreuses, s’il ne sortait pas rapidement de cette maudite forêt, il perirait. Un mouvement à sa droite lui signala l’attaque imminente d’un autre groupe de monstres. Il bifurqua pour les affronter de face. Dégainant son épée, il invoqua la magie en la plantant profondément dans le sol. - Ulh Beck, le prince de granit…Terra ! Le sol devant le mage se déforma soudain. Dans un craquement sinistre, la terre se fissura et un serpent fait de rock en jaillit. Ses yeux étaient aussi verts que des émeraude, sa gueule décoré de dent aiguisées pouvait aisément avaler un lion d’une seule traite, sa longueur dépassait celle de dix hommes réunis. Il était monstrueux, son regard perfide fixa la cinquantaine de créatures des limbes qui s’était arrêtés à quelques pas de lui, une grimace terrifié marquant leur horrible visage. Julian reprit sa course et son protecteur fonça sur ses ennemis. Il se retourna plus, quelques minutes plus tard, il atteignit la lisière de la prison sylvestre. Il la franchit sans ralentir et continua sa course dans les collines avoisinantes pendant encore un bon moment. Après s’être assuré qu’aucun poursuivant n’était à ses trousses, il s’assis contre un petit arbre fruitier et saisit son cellulaire. - Xalia ! Tu m’entends ? Une voix féminine répondit à son appel. - Oui, que puis-je pour vous ? - J’allume mon transmetteur, viens me chercher rapidement s’il te plait. - Bien ! Une trentaine de minutes plus tard, un chasseur se posa non loin de la position de Julian. L’intelligence artificielle du nom de Xalia ouvrit rapidement le cockpit et le souverain sauta sur son siège. - Au palais s’il te plait, j’ai des choses importantes a faire. Sans un bruit, le petit vaisseaux quitta le sol et fendit les cieux azurés en direction de la capitale : Cerïs. Le palais royal se situait en plein centre d’une immense cité. N’adhérant pas à l’architecture moderne, Cerïs sut rester simple et ses habitation de pierres immaculées faisaient pensée l’ancienne époque moyenâgeuse. Les hautes murailles elles aussi blanches du château dominait la ville. Elle entourait un bâtiment assez humble, compte tenu du statut de son propriétaire. De taille respectable, des tours et des flèches s’échappaient des murs de tous les cotés, des arches sculptées offraient aux invités de quoi se distraire les yeux et quelques dorures décorées par ci par là des portes de bois à doubles battants. Julian ne traîna pas, à peine arrivé, il se précipita vers la bibliothèque. Ne faisant pas attention aux vassaux et domestiques qui se courbait à son passages, il franchit une multitude de couloirs et parcourut plusieurs corridors plus ou moins décorés avant d’enfin toucher au but. Il poussa le battant d’une porte en bois ouvragés et entra dans la grande pièce. D’immenses étagères touchant presque le plafonds s’élevaient dans tous les coins de l’imposante salle, des livres par milliers préservés du cataclysme se disputaient la place du plus ancien et usé. Julian savait ce qu’il cherchait et il entendit de pas perdre de temps. Observant les cotes des reliques, il saisit un manuscrit d’une bonne épaisseur au pages jaunies par le temps et à l’encre effacée par endroit. Son titre était : Archive de l’époque oubliée. RP reservé, merci de votre compréhension.
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